Depuis le romantisme, la littérature a annexé les innombrables formes d’impuissance inhérentes à la complexité du monde moderne. Le présent ouvrage réfléchit sur les raisons et les modalités qui ont transformé la déclinaison de l’impuissance en objet littéraire, de Balzac à Huysmans, de Proust à Queneau, de Malraux à Michaux, en passant par Tinan, Amiel, Beckett pour arriver à Chaillou, Senges, aux écrivains de la postmémoire et de l’extrême contemporain. Il montre notamment comment la littérature française du XIXe au XXIe siècle s’est construite à partir de l’énonciation de ses limites et de celles de l’homme face à la réalité et à l’histoire. Une incitation à reconsidérer les discours contemporains sur le déclin du littéraire et à repenser la fictionnalisation de l’impuissance en termes de relance.