
Stendhal
Écrits sur l’art sous l’Empire et la Restauration
Édition de C. W. Thompson avec la collaboration d’Elaine Williamson et Hélène de Jacquelot
Classiques Garnier, « Bibliothèque du XIXe siècle », 2026
Les Écrits sur l’art sous l’Empire et la Restauration offrent la première édition unifiée des écrits de Stendhal sur l’art de 1810 à 1830, tous revus à partir des sources manuscrites et imprimées, tous accompagnés par un appareil critique entièrement renouvelé grâce aux ressources actuelles dont ne disposaient pas nos prédécesseurs, et tous enrichis par un ensemble de documents qui complètent et contextualisent ce vaste corpus. De l’Histoire de la peinture en Italie (1817) aux Salons (1822-1828) en passant par le chantier manuscrit des Écoles italiennes de peinture (1811-1816), cette nouvelle édition critique permet de mieux connaître la contribution de Stendhal à la critique d’art en France à l’orée du romantisme, et de mieux comprendre la force polémique de sa pensée esthétique.
t. I
Cette édition de l’Histoire de la peinture en Italie reprend pour la première fois le texte original publié en 1817, en n’omettant aucune des particularités qui distinguaient sa présentation. L’appareil critique propose en outre, avec de nombreux inédits, une transcription plus complète des manuscrits, ainsi que des variantes et des révisions que l’auteur avait envisagées après la publication du livre. Pour chaque chapitre, les références des manuscrits ainsi que les sources utilisées par Stendhal sont indiquées en note. À la fin, un panorama plus ample est fourni de la réception de l’œuvre, depuis sa publication jusqu’à Cézanne.
t. II
Les Écoles italiennes de peinture, posthumes, prolongent l’École de Florence déjà bien développée dans l’Histoire de la peinture en Italie, et élargissent la perspective aux autres Écoles, ici l’École romaine, les Écoles de Lombardie et l’École de Venise. L’édition présente pour la première fois ces textes fragmentaires tels que Stendhal les a laissés en 1816, revus d’après les sources manuscrites et livresques, avec l’identification de toutes les œuvres évoquées, et la distinction discrètement indiquée entre ce qui relève de l’adaptation créatrice et ce qui est intervention personnelle.
t. III
L’École de Bologne, avec ses biographies vivantes et ses anecdotes hautes en couleurs qui n’ont pas manqué d’inspirer le romancier et le conteur, complète ici le riche panorama des Écoles italiennes de peinture.
Les Salons de 1822, 1824, 1827, avec des textes complémentaires, illustrent la contribution de Stendhal aux polémiques de l’époque autour d’une révolution qu’il avait appelée de ses vœux à la fin de l’Histoire de la peinture, mais qui prenait des formes auxquelles il ne s’attendait pas. C’est ce que fait ressortir la comparaison exhaustive de la logique de son action avec celle d’une quarantaine d’autres salonniers contemporains.